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Artistes / Expositions / Collectionneurs

Des passages dans des musées et des galeries d'art en France ou à l'étranger qui ne nous ont pas laissées indifférentes ! L'occasion de découvrir des expositions au cœur de l'actualité artistique ou plus en marges, mais aussi d'appréhender le marché de l'art dans d'autres pays.

Kimiko Yoshida, « All that’s not me », Kyoto

 

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Par hasard, en longeant les fines rampes d’ombres d’une rue à Kyoto, à l’heure la plus chaude d’un jour caniculaire du mois de mai, il était possible de tomber devant l’entrée d’un des lieux d’exposition du festival « Kyotographie »*.

 

Si les maisons japonaises sont petites, basses de plafond, les pièces ne donnent jamais l’impression d’être étriquées. Ici, dans cette maison en bois très ancienne convertie en espace d’exposition, l’air frais circule entre les pièces ouvertes sur de minuscules et magnifiques jardins évoquant de grands jardins  qui rappellent eux-mêmes de vastes paysages. Tout y est, l’eau, la roche, les arbres taillés en boules ou déployés… dans un mètre carré, voire beaucoup moins. La beauté est dans le fragile et le petit. On n’a pas la place pour autre chose au Japon. Oubliez quelques instants votre culture du pléthorique, du symétrique classique ou de la volupté tumultueuse du beau à l’occidentale, et laissez-vous flotter dans l‘esthétique shinto de la concision et du silence.

 

On murmure dans cette pénombre, sur le bois lustré par des décennies de chaussettes (bien propres et non trouées au Japon, s’il vous plait). Les maisons japonaises ne sont pas faites pour l’agitation, d’ailleurs les japonais n’invitent jamais chez eux. C’est cet espace de l’intime que Kimiko Yoshida a choisi pour dévoiler comme en un sanctuaire ses icônes photographiques, madones de papier glacé. Comme dans un temple, impossible de prendre des photos, même du panneau d’explications ( !).

 

Le soleil ne rentre que par un jeu de rebonds, de filtres que sont les tâches vertes éclatantes des jardins au printemps, les papiers de riz blanc ou les lames de bois qui servent d’ouvertures sur l’extérieur. « En fait, la beauté d’une pièce d’habitation japonaise, produite uniquement par un jeu sur le degrés d’opacité de l’ombre, se passe de tout accessoire », L’Eloge de l’ombre, Junichirô Tanizaki, (livre fabuleux, essentiel pour tenter de comprendre la culture japonaise quand on est né à l’autre bout du monde).

 

C’est donc là, après quelques secondes pour s’habituer à la pénombre, qu’apparaissent les paravents et les rouleaux de Kimiko Yoshida. Au rez-de-chaussée, ils prennent toute la hauteur de la pièce dans un déploiement incomplet : on ne semble voir qu’une partie de la matière, comme dans les magasins de tissus. Dans la tradition de la peinture japonaise, les murs sont en eux-mêmes des espaces picturaux. Ces œuvres ont été réalisées avec des artisans de Kyoto aux savoirs-faire ancestraux, les images sont insérées dans de la soie conçue pour l’occasion, aux motifs d’une délicatesse inouïe. Dans ce cadre traditionnel japonais, les portraits photographiques contemporains ne dérogent pas au protocole bien normé des oeuvres de Kimiko Yoshida : autoportraits, sujet frontal souvent peint de la même couleur que le fond monochrome, lumière indirecte, pas de retouche digitale.

 

Kimiko Yoshida, Painting (Condottiere Micheletto Attendolo da Cotignola at the Battle of San Romano by Paolo Uccello). Self-portrait, 2010 © Kimiko Yoshida

 

Kimiko Yoshida, navigue entre esthétique japonaise et occidentale, entre le vide et la saturation ; la disparition prônée par le zen et le décoratif par addition de l’art occidental. Si les visages s’effacent, les attributs s’ajoutent. C’est incroyablement beau. Vous pouvez lire des textes passionnants sur son travail, sur le genre, sur la femme, les standards de féminité, l’image, ne serait-ce que sur son site internet.

 

Ce qui me frappe en contemplant ces oeuvres, c’est l’ambiguïté entre l’effacement de l’individu singulier et l’apparition du « type », du signe. La disparition de l’être est triple : par la qualité même d’image qui représente toujours ce qui n’est plus, par l’effacement des particularités de la femme dans des ornements symboliques qui l’entourent voire l’emprisonnent, et par la couleur unique qui (con)fondent le sujet et l’arrière plan.

 

Dans L’Empire des Signes, Roland Barthes parle de la beauté des geishas : un maquillage, « doran » ne met pas en valeur les qualités de la femme, mais donne à voir une idée impersonnelle, un archétype de beauté universel. Yoshida semble exprimer cet archétype à la beauté poétique mais étouffante.

 

Série des "Mariées Célibataires", 2005

Série des « Mariées Célibataires », 2005

 

Au premier étage, on plie les genoux sur les tatamis pour se mettre au niveau de la galerie de portraits des « Mariées Célibataires », évoquant différentes cultures, du Kenya au Japon en passant par les pays arabes. Des images fascinantes, très esthétiques comme se doivent d’être les mariées, dignes représentantes de leurs cultures. Mais aucune littéralité ou facilité de symboles folkloriques, le jeu des signes est rendu subtile par les attributs qui sont toujours transformés par l’artiste, dans des mises en scène de génie.

 

« Contre les clichés contemporains de la séduction, contre la servitude volontaire des femmes, contre les identités communautaristes et contre les déterminismes de l’hérédité. »

 

Kimiko Yoshida, dans plusieurs interviews raconte le poids de la culture japonaise et l’obligation du mariage – sa propre mère en a souffert. Il est question de cela ici, mais aussi de la puissance de création et d’insubordination de cette artiste japonaise qui a fui son pays pour mieux y revenir.

 

Dans l’ombre de cette maison – où les murmures ont la douceur du silence méditatif, mais aussi la cruauté de la soumission de celles qui doivent se taire –l’artiste exprime une réalité ambiguë du Japon, et au-delà.

 

Pauline Daniez

 

*Festival International de Photographie, co-fondé par une française et un japonais, qui a lieu tous les ans à Kyoto pour le printemps, dans plusieurs lieux de la ville. http://www.kyotographie.jp/en/

 

Souvenirs de la FIAC, OFFiciel, YIA…

Vous avez entendu parler d’art contemporain fin octobre, que vous le vouliez ou non.

 

Pour ceux qui vivent loin de ce monde, la FIAC s’est probablement résumée à une histoire pathétique de sapin de Noël à la forme ambiguë, et aux chiffres mirobolants de quelques ventes stratosphériques. L’affaire du sapin de Paul McCarthy semble tristement résumer les incompréhensions qui gouvernent les relations entre « l’art contemporain » et le grand public (deux notions bien floues…). Provocations mal placées du côté de l’artiste comme des adversaires, dialogue de sourds, polémique absurde détournée, et voilà une image encore plus racornie pour ce monde de l’art contemporain, qu’on enverrait presque à l’échafaud comme la statue de Louis XVI sur l’ancienne place Royale.

 

Mais l’affaire du sapin donne une fausse idée de la FIAC, qui est plus dans le ronronnement que dans l’attaque de griffes. C’est un événement marchand, ne l’oublions pas.

 

Qu’entendait-on sous la verrière du Grand Palais ? « Une belle année », des stands bien composés avec des jeux de perspective soignés, des espaces aérés, quelques belles pièces, des vieux artistes (énormément de dessins et de tableaux de Jean Dubuffet, preuve que l’art brut est en vogue), des jeunes, etc. Beaucoup de « beau », finalement, et moins de trashouille mazouté que les dernières années.

 

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Constructions de Tadashi Kawamata sur le stand de Kamel Mennour et voûte étoilée pour la FIAC

 

Mon coup de cœur va à Julien Prévieux qui a gagné le prix Marcel Duchamp grâce à la vidéo « What shall we do next ? ». Dans la performance filmée, des acteurs refont des gestes brevetés par de grandes sociétés, notamment dans le domaine des nouvelles technologies (vous savez, quand vous écartez vos doigts sur votre écran de smartphone pour zoomer ? Ce geste a été déposé en 2006 par Apple !). Dans cette « archive des gestes à venir », il nous pose la question de cette évolution du mouvement humain, orienté par une industrie surpuissante. Mais, effectués dans le vide, disjoints des objets, parfois maladroits, ces gestes acquièrent une beauté chorégraphique qui laisse à penser autrement cette emprise. Où est la liberté, si ce n’est dans « l’erreur » dans les gestes, ou plutôt leur appropriation libre ?

 

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What Shall We Do Next ? Julien Prévieux

 

MAIS la FIAC c’est aussi un « hors les murs », avec foule d’expositions éphémères organisées par des galeries, ou autres institutions culturelles.

 

J’y ai vu :

 

– Les grosses graines du sculpteur Guillaume Castel, comme tout naturellement posées entre les colonnades classiques de la cour de l’Hôtel de Soubise (Les Archives Nationales). Je ne dis pas cela parce que la galeriste est une amie au talent fou (Galerie Ariane C-Y), mais parce que les volumes des graines cabossées, la matière sensuelle du béton granuleux, le contraste entre un vert tendre éclatant comme un soleil et le rouge mat du métal oxydé, entre la légèreté et la masse, tout cela, au milieu des buis taillés et des massifs de plantes saisonnières en fin de vie, est plein de poésie. Et c’est encore visible jusqu’au 20 novembre. Quelle chance : courrez-y!

 

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Sculptures de Guillaume Castel aux Archives Nationales

 

 

– Le nuage navette spaciale de la nouvelle Fondation Vuitton. L’ampleur architecturale de cette grosse coquille – assez vide pour l’instant, est impressionnante. Il n’y a pas encore grand chose à voir à l’intérieur, même si la salle Gerhard Richter est magnifique, présentant un panel d’oeuvres des différentes périodes. On se dit que les réceptions Vuitton y seront sans doute belles. Et on y espère des expositions nombreuses.

 

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– De jeunes galeries qui tirent leur épingle du jeu à OFFiciel. Par exemple, la Galerie de Roussan exposait quelques oeuvres de Juliette Mogenet, des photos d’architectures quasi abstraites découpées, incisées, évidées, parfois enroulées comme pour en faire une sculpture. Une exposition personnelle de cette artiste est en cours dans l’espace de la galerie (47, rue Chapon), encore une fois, allez-y.

 

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Plein de choses à voir à OFFiciel, notamment quelques feuilles de salades baroques de Lukas Hoffmann à la Galerie de Roussan et les peintures glacées de Maud Maris chez Isabelle Gounod

 

Pauline Daniez

Photos : © Pauline Daniez

Berlin à travers les galeries d’art 1/2

Même si, face au fort développement touristique de Berlin depuis quelques années, certains artistes et hipsters locaux ont tendance à migrer vers Leipzig (alias Hypezig), la capitale allemande demeure une ville artistique incontournable avec pas moins de 450 galeries et plus de 20 000 artistes résidents. Sans parler des quelques200 espaces off qui continuent de fleurir dans presque chaque quartier.

La grande superficie de la ville, sa faible densité d’habitants, son fort passé historique et son dynamisme créatif ont permis l’éclosion d’espaces artistiques aux dimensions généreuses et aux formats inédits comme l’élégante galerie-appartement d’Isabella Bortolozzi, l’Ecole juive de jeunes filles qui regroupe galeries et restaurants ou encore l’imposante Galerienhaus (immeuble entier occupé par plusieurs galeries) dans le quartier de Kreuzberg.

 

De quoi satisfaire ma curiosité artistique lors d’une semaine fin juillet, tout juste avant la Sommerpause (pause d’été) des galeries.En route pour une petite visite de la ville à travers le prisme de l’art !

 

Mitte, le quartier historique de plus en plus branché

1ère étape : le quartier historique de Mitte où se concentrent la plupart des monuments célèbres de Berlin

(la Porte de Brandebourg, le Parlement, la Tour de la télévision, l’île aux musées)…mais aussi des galeries d’art.

Après la chute du Mur, de nombreuses galeries ont en effet élu domicile dans l’Auguststrasse, au cœur de l’ancien quartier juif.

 

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Vue de l’exposition Supermodels, then and now (Camera Work) / Vues de l’exposition True Lab pour les photos de droite (Eigen + Art Lab) / Vue de l’exposition sur William Copley (Galerie Fuchs) en bas à gauche.

 

Empruntons donc cette fameuse rue pour nous rendre dans l’ancienne Ecole juive de jeunes filles, vaste construction de briques rouges qui mêle art de vivre et art tout court. En plus de la Maison des Arts et de la Culture culinaire, de quelques restaurants reconnus et de l’épicerie fine Mogg & Melzer, trois galeries disposent chacune d’un étage complet.

Au 1er, une filiale de la galerie de photographie Camera Work a choisi de faire des top models son thème d’exposition de l’été. Pas très emballée par le sujet, je relativise un peu en me retrouvant face à des photographies

de Richard Avedon, Annie Leibovitz, Man Ray, Helmut Newton, Bettina Rheims et Jeanloup Sieff !

 

Aux étages supérieurs, la galerie Fuchs présente des œuvres de William Copley, un des précurseurs du Pop Art, tandis que la galerie Eigen + Art Lab propose une exposition collective de jeunes artistes. Les personnages en papier mâché des films d’animation de Bertold Stallmach ont plus particulièrement retenu mon attention. L’artiste conçoit des microcosmes sociaux qui abordent avec humour et désinvolture des questions de société (les structures du pouvoir, la vie en communauté, l’individualisme…). Une expérience à prolonger.

 

Je quitte désormais l’Auguststrasse pour me rapprocher du mythique Checkpoint Charlie, un ancien poste-frontière qui permettait de franchir le Mur du temps de la Guerre Froide. Au fond d’une cour, dans la Rudi-Dutschke-Straße, 

la galerie Crone expose le travail d’un jeune Brésilien: Guilherme Dietrich.

Ses dessins expriment sa fascination pour l’Art Brut et l’art tribal et notamment pour l’artiste Arthur Bispo do Rosário, un artiste autodidacte qui a réalisé la majorité de sa production dans un hôpital psychiatrique dans la banlieue de Rio. Une œuvre pleine de vitalité qui exprime aussi de façon métaphorique une forme de cannibalisme culturel à laquelle pourrait d’ailleurs bien être associée les artistes. Nourris de divers influences, ils les digèrent pour les transformer en nouvelle culture.

 

galeries d'art berlin auguststrasse

Vue de l’Ecole juive de jeunes filles / Veruschka de Richard Avedon / Entrée de la galerie Crone / Lucha libre de Guilherme Dietrich

 

Des galeries-appartements le long du canal de la Postdamer Platz

Un peu plus à l’ouest, juste derrière les bâtiments modernes de la Potsdamer Platz (la Philharmonie, La Neue Nationalegalerie, le Sony Center etc.), je suis un canal bordé de beaux vieux immeubles, le Schöneberger Ufer.

Au numéro 61 se cache la galerie Isabella Bortolozzi qui met alors à l’honneur Wu Tsang, un « artiste multi-média » dont le travail a déjà été présenté au MoMA, à la Tate Modern et au Whitney Museum notamment (il était par ailleurs exposé à la FIAC cette année). L’œuvre principale A day in the life of bliss, une installation vidéo diffusant deux films sur deux écrans reflétés également sur deux miroirs (dont une glace sans tain), produit un effet pour le moins impressionnant et désorientant…et que les photos ne sauraient malheureusement reproduire de façon satisfaisante !

 

Wu Tsang, "A day in the life of bliss", galerie Isabella Bortolozzi

Vues de l’installation A day in the life of bliss de Wu Tsang / En bas à gauche, installation His Master’s Voice

 

Assis dans le noir au milieu de ce dispositif, le téléspectateur suit de manière totalement hypnotique ces deux films qui mettent en scène un personnage principal, Blis, joué par Boychild, un artiste performer transgenre. Parfois, des échanges entre les différents protagonistes apparaissent à l’écran. S’il semble s’agir à première vue d’une langue créée de toute pièce, une lecture plus attentive permet de constater qu’il s’agit plutôt a priori d’une « langue SMS » !

A croire que l’esprit d’immersion recherchée par l’installation, a bien pris chez moi…

Un docu-fantasy riche, complexe et étonnant sur la culture underground, la question de l’identité sexuelle et en filigrane, sur l’impact des nouveaux médias dans nos relations. Suite dans l’article suivant…

Berlin à travers les galeries d’art 2/2

En allant vers Kreuzberg : un regroupement de galeries dans la Galerienhaus

Je me dirige maintenant vers Kreuzberg, ancien quartier ouvrier désormais assez prisé par les bobos branchés. Près du Musée juif se tient la Galerienhaus, qui accueille des galeries sur plusieurs étages. Derrière sa façade un peu austère (pour l’anecdote, le bâtiment a abrité auparavant les locaux de la Lufthansa puis des demandeurs d’asile dans les années 90), on est étonné de découvrir de belles mosaïques au sol et d’apercevoir, à travers une grande fenêtre, un cloître de verdure.

Au rez-de-chaussée, L’exposition Drawn de la galerie Nordenhake est consacrée au dessin. La nature y occupe une place de choix avec notamment des aquarelles de Lucas Reiner et la série au crayon d’Ann Böttcher. Cette artiste basée à Malmö étudie la façon dont l’identité nationale façonne la représentation de la nature et comment nous catégorisons notre environnement. Une « archéologie visuelle de faits, de mythes, de mémoires et de valeurs » à propos de laquelle j’aimerais trouver plus de matière, peut-être en vue d’un prochain article.

 

galeries d'art berlin, galerienhaus, nordenhake

Vue de l’exposition Drawn à la galerie Nordenhake / Sans titre, Diptyque de Ann Böttcher

 

Je découvre aussi une artiste contemporaine slovène, Marjetica Potrč, architecte de formation, qui a mis en dessin tout un projet de design participatif autour de l’histoire du Parc Ubuntu en Afrique du sud. L’artiste cherche à proposer des solutions nouvelles face à des politiques immobilières gouvernementales parfois désastreuses. Tout un système de communauté contrôlant elle-même l’espace réaménagé est également développé.

 

Aux autres étages, la photographie est reine. La galerie Taik Persons et la galerie Borch présentent ensemble pour la première fois en Allemagne les photographies expérimentales de Richard Winther. Si les modèles féminins constituent le sujet principal de ses expérimentations photographiques, on trouve également des photographies de sculptures. En 1966, sur la demande du musée Thorvaldsen à Copenhague, il viendra en effet prendre des clichés des œuvres dans le but d’en donner une interprétation nouvelle.

Quant à la galerie Berinson, elle revient sur les portraits d’artistes et d’intellectuels de Hugo Erfurth, caractérisés par l’intensité psychologique qu’ils dégagent.

 

Richard Winther, Hugo Erfurth, galeries Berlin

Vues de l’exposition Richard Winther / Portraits d’ Heinrich George, Hugo Erfurth

 

…et nos “amis chinois” qui nous attendent en fin de parcours !

Toujours à Kreuzberg, en empruntant la Besselstrasse, j’arrive dans un coin un peu en retrait avec un bâtiment qui ne laisse pas vraiment présager la présence d’une galerie d’art…et pourtant c’est bien ici que se trouve la très belle galerie Alexander Ochs, aussi implantée à Pékin et qui propose une sélection de quarante artistes chinois dans le cadre de son exposition My chinese friends. Évidemment, on trouve des photos et des sculptures de Ai Weiwei, la star chinoise du moment, mais j’ai surtout apprécié un diptyque de l’artiste Xu Shun qui s’inspire d’images de la presse populaire chinoise. Une grande œuvre qui semble presque être un monochrome tellement les nuances des coups de pinceau sont subtiles.

 

galerie Alexander Ochs, Berlin, My chinese friends

Vues de l’exposition My chinese Friends à la galerie Alexander Ochs / Single-plank Bridge de Xu Shun

 

Je finirai mon article sur cette peinture, consciente de ne vous avoir livré qu’une infime partie de ce qui pouvait faire l’actualité artistique de Berlin cet été, mais en espérant toutefois vous avoir donné envie de vous précipiter sur le site de la Lufthansa pour explorer à votre tour tous les dédales et les richesses de cette ville !

 

Berlin ist nicht tot – Es lebe Berlin !

 

Victoire de Charette

Photos : © Victoire de Charette