Hélène Rajcak

DIPLÔMES

Diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris, 2004.
Diplôme de Métiers d’Art de gravure, Ecole Estienne, Paris, 2001.

EXPOSITIONS PERSONNELLES

La terre autre, galerie Laurence Mauguin, Paris, 2008.
«Les Exquis», médiathèque de Marcoussis, 2006.
«Les Exquis», association pour l’art et l’estampe populaire, Paris, 2005.
Portraits de résidents, Cité des Arts, open-studio, 2005.

EXPOSITIONS COLLECTIVES

Dialogues d’artistes, Galerie Pixi, Paris, 2010.
2010 / 20 ans / Génération Gravure, Ecole Estienne, Paris, 2010.
Salon des Réalités Nouvelles, Parc Floral, Paris, 2010.
Alice still alive, Centre Albert Chanot, Clamart, 2009.
Exposition 4 z’arts, Centre Albert Chanot, Clamart, 2009.
Pour en finir avec 2009, Galerie Pixi, Paris, 2009.
Des couleurs sur les collines, Mairie du 6ème arrdt, Paris, 2008.
Anonymous drawings, Kunstraum Kreuzberg, Berlin, 2008.
Exposition 4 z’arts, Centre Albert Chanot, Clamart, 2008.
Exposition 4 z’arts, Centre Albert Chanot, Clamart, 2007.
Exposition des résidents, Cité des Arts, Paris, 2005.
International bookmarks exchange, Bruxelles, 2004 et 2005.

RÉSIDENCE

Résidente à la Cité Internationale des Arts, Paris, 2004-2005.

PRÉSENTATION

"Je crée des images, c’est-à-dire des représentations du réel. Mais qu’est-ce que le réel ? Nous n’en avons qu’une perception partielle. Pour moi, le réel est lié à l’imaginaire. Je me demande pourquoi certains paysages, certaines lumières, certains gestes me paraissent magiques, mystérieux, comme hors du temps. A priori, rien ne les distingue d’autres paysages, lumières, gestes que je ne remarque pas, mais ils doivent faire écho à mon histoire. Je conserve, mémorise ces images du monde qui se sont formées dans mes yeux. Elles ressortiront dans mes images.

Qui peint quand «je» peins ? La peinture est pour moi une expérience humaine, une possibilité de se rencontrer. Mais est-ce que c’est «moi» qui peins ? Est-ce «moi» + «quelque chose» ou est-ce «moi» pleinement «moi» ? Je dessine et je peins depuis de nombreuses années, mais ma «rencontre» avec la peinture s’est faite en 2007, après un voyage dans le désert australien. À mon retour, j’ai eu besoin de peindre des images, des visions, des sensations mémorisées pendant mon voyage. Suite à cette série, la peinture est devenue indispensable. Je me mets à ma table sans idée précise de ce qui va advenir, c’est la peinture qui m’entraîne, l’image apparaît sous mon regard, elle est un jaillissement. Elle me plaît quand elle me surprend. Comment peut-on se surprendre ? Dessiner, peindre, sont pour moi des façons de rencontrer le monde et de me rencontrer en même temps. Je ne peux pas appréhender la totalité du monde, je ne peux pas non plus me voir, m’analyser, j’ai trop de facettes, le monde aussi. Toutes les facettes du monde ne sont jamais visibles simultanément, mais l’artiste tente de capter des formes, des couleurs et de les assembler en faisant du sens, de les redonner à voir, de les «rendre visible».

Je peins à la gouache, peinture à l’eau. C’est une peinture que je trouve très belle à la fois lourde et fluide, dense et légère, terre et eau. Elle n’a pas très bonne réputation, considérée comme une peinture d’ébauches. C’est la peinture que l’on donne aux enfants, à ceux qui ne savent pas dessiner. Dans mes images, on trouve à la fois de la figuration et de l’abstraction, du réalisme et de l’onirisme, cela permet de faire ressortir des images cachées. Je considère ma peinture comme une peinture féminine, une peinture de guérison et de «visions» qui tente très immodestement, comme la poésie, de réenchanter le monde."