Benoît Blanchard

Né le 4 juin 1982 à Lyon. Vit et travaille à Paris et à Rennes.

CURSUS

2008-2012 Doctorat en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, membre de l’EA 4010, AIAC « Arts des images et Arts contemporains », Université Paris8, sous la direction de François Soulages : Photographie contemporaine, institutionnalisation, marché de l’art, 1995-2005
2010-2012 Critique et théorie de l’art à oeuvres-revue.net 2007-2008 Master 2 Recherche en Arts contemporains et nouveaux médias, Université Paris 8, sous la direction de François Soulages : Joe Coleman, Les frontières du monde de l’art contemporain institutionnalisé (mention très bien) 2006-2007 Master 1 en Arts contemporain et nouveaux médias, Université Paris8, sous la direction de François Soulages : Les mondes de l’art, la barrière institutionnelle (mention bien) 2003-2006 Licence en Arts Plastiques, Université Paris 8

EXPOSITIONS

2012 Series of lines à la T-Gallery en collaboration avec le galerie Daniez & de Charette, Bratislava du 19 mai au 2 juin
Chic Dessin, présentation avec la galerie Daniez & De Charette, Paris
Exposition personnelle à la Galerie de Paris8 : 505,25cm², Saint-Denis, commissariat : Marine Lestrade
2010 Exposition collective : Sortie d’atelier, Paris

PRIX

Lauréat du prix pour la jeune création de la ville d’Aulnay-Sous-Bois, 2005

PUBLICATIONS ARTISTIQUES

Series of lines, édité par la Galerie Daniez & de Charette, Paris
505,25cm² aux Éditions Barres Obliques, Paris, texte d’Élodie Voillot

PRÉSENTATION

Ma démarche artistique se concentre sur la question de la persistance des images, sur leurs rapports au décoratif, à la géométrie de l’espace. Ce qui m’intéresse c’est l’articulation de la perception et son contexte. Chaque ensemble d’œuvres démarre sur un point d’achoppement – son constat, le plus souvent visuel –, quand une image commence à se séparer de sa réalité littérale. Et que, décalée de son objet, elle s’ouvre à diverses conjectures et hypothèses.

Pour "Les Jours", c'est le martellement des mouches collées sur la transparence d’une vitre engluée, leur expansion et l'agencement, de leurs délicates reliques qui déclenche le travail.

Entres autres, le souvenir d’un rayon de lumière sous une porte, la chaleur et le calme d’une réserve souterraine, la répétition des lignes du parquet, leur persistance, de même que celle des traditions dominicales, sont autant de motifs à partir desquels sont construits les ensembles.

Dans "505,25", la lourdeur d’une vingtaine de tablettes de chocolat, consommées compulsivement et jusqu’à l’écœurement durant l’été 2011, se cristallise dans le froissé délicat de leur papier d’emballage une fois dessiné.

À l’opposé, dans "Corrections", de vagues rancunes, souvenirs entêtants mais inoffensifs, subissent la courbe exponentielle des vengeances de cinéma une fois peintes. Rien n’est plus assez douloureux et cruel pour marquer ces visages, rien n’est désormais plus important que d’imaginer leur supplices, et de placer harmonieusement le décor de ces scènes, de cette escalade, totalement hors de la mesure des événements qui y ont menés.

Ce sont ces réseaux de déplacements, à la foi narratifs, intimes et complètement contingents, qui sont le cœur de mon travail. C’est la manière dont ils se nouent autour d’une image, qu’ils l’enserrent et qu’ils la coupent pour la replacer plus loin, qui dicte sa forme.